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Le Starets aimait à dire : « II est bon de chercher en tous temps et en toutes circonstances à être éclairé par Dieu pour savoir comment il faut agir et ce qu’il faut dire. » En d’autres termes, on doit en toutes circonstances chercher à connaître la volonté de Dieu et les voies permettant de l’accomplir.
La recherche de la volonté de Dieu est l’œuvre la plus importante de notre vie, car en entrant dans le courant de cette volonté, l’homme se trouve introduit dans la vie éternelle et divine.
Il existe diverses voies pour parvenir à la connaissance de la volonté de Dieu. L’une d’elles, c’est la Parole de Dieu, les commandements du Christ. Cependant, les préceptes évangéliques, malgré toute leur perfection – ou plutôt en vertu même de cette perfection – énoncent la volonté de Dieu sous une forme universelle, alors que bien souvent l’homme, qui rencontre dans sa vie quotidienne des situations infiniment diverses, ne sait pas comment il doit agir pour que ses actes s’intègrent dans le courant de cette volonté divine.
Pour qu’une action parvienne à une fin qui soit bonne, il ne suffit pas de connaître la volonté de Dieu telle qu’elle s’exprime d’une manière générale dans les commandements, c’est-à -dire d’aimer Dieu de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et son prochain comme soi-même. Il nous faut encore être éclairés par Dieu sur la manière de réaliser ces commandements dans notre vie ; bien plus, pour cela, il nous faut encore être assistés par une force donnée d’en haut.
Métropolite Athanase de Limassol
Starets Sophrony : Un homme parfait en Christ
Saint Sophrony l'Athonite
C'était en 1970. Avant Noël, à l'ancien calendrier. C'était l'hiver. À cette époque, j'ai lu le livre de saint Sophrony d'Essex, « Voir Dieu tel qu'il est ». Il était en possession de géronda Dionysios de Dionysate, homme spirituel et saint qui vécut à côté de saint Sophrony. Je lui ai pris ce livre et l'ai donné à notre géronda Joseph, et nous l'avons lu ensemble. Lorsque nous sommes arrivés à la fin, géronda Joseph s'est exclamé: " C'est un grand saint ! ".
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Du principe personnel dans l'Être divin et dans l'être humain
Archimandrite SOPHRONY
Extraits de "Voir Dieu tel qu’il est" Chapitre 13, page 223 Editions CERF Sel de la Terre
On peut observer deux mouvements dans l'univers spirituel de l'humanité. L'un est négatif. Sous sa forme grossière, il se manifeste dans la dynamique - en constante accélération - de la chute : dans le nihilisme banal et la dissolution des mœurs. Sa forme sublimée est, elle, luciférienne ; c'est d’elle qu'il est question dans le livre de la Genèse (voir Gn 3, 5). L'essence de cette forme subtile réside dans le fait que la créature, à qui fut accordé le don de la libre autodétermination, rejette le commandement de Dieu ; elle le considère comme une limitation - imposée de l'extérieur - à son élan vers une auto-affirmation absolue, vers l'autodéification. L'autre mouvement est positif, ascendant. Il s’exprime par le désir d'être éternellement uni avec notre père « qui est aux cieux ».
Dans le même temps, nous observons dans les cœurs et les esprits des hommes deux tendances opposées. Les uns cherchent à se dépouiller de la forme terrestre de l'existence : ils se représentent, dans leur imagination, le grand repos de la transcendance mystique du non-être. D'autres, en revanche, s'inspirant de la parole du Christ : « Le Royaume des cieux souffre violence, et ce sont les violents qui s'en emparent » (Mt ll,12), entreprennent un douloureux combat ascétique pour vaincre la corruptibilité liée à notre état de créature : « Nous voulons, non pas nous dépouiller, mais nous revêtir, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie, (2 Co 5,4).

LE SAINT-ESPRIT DANS LA VIE DU CROYANT
selon l’Archimandrite Sophrony
Dans les écrits du bienheureux Starets, le mot « grâce » revient constamment. Pour faciliter la compréhension de ce terme, nous allons brièvement exposer la manière dont un moine orthodoxe conçoit la grâce.
En russe, le mot pour désigner la grâce se dit blagodat’. Par sa structure sémantique, il relève de la racine blag, qui exprime la notion debonté, et de celle de dat’, qui exprime la notion de don.
Lire la suite : Présence du Saint Esprit dans la vie du chrétien 2

LA TRAGEDIE DE L'HOMME
Archimandrite Sophrony
(Chapitre 4 de "Sa vie est la mienne", Archimandrite Sophrony, Editions Du Cerf, Paris 1981, pp. 40 à 45)
La tragédie de notre temps réside dans notre ignorance ou notre mépris presque complets du fait qu’il y a deux royaumes : l’un temporel, l’autre éternel. Nous voudrions bâtir le Royaume des Cieux sur terre, rejetant toute idée de résurrection ou d’éternité. Alors la résurrection n’est plus qu’un mythe ; Dieu est mort.
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Le repentir selon l’archimandrite Sophrony
| Sur le repentir, voir aussi : |
|
St Silouane : Sur le repentir |
Le repentir est un don sans prix fait à l’humanité.

SUR LA VIE ECCLÉSIALE CONTEMPORAINE - Lettre à Maria [1]
Archimandrite Sophrony
Old Rectory, 24 août 1973
Chère Maria, Paix à toi.
Tu disais que cela vous intéresserait tous de savoir comment je vois la vie ecclésiale contemporaine, les problèmes les plus actuels de notre époque. En réponse à ta demande, je me propose d'exposer quelques pensées fondamentales que j'ai exprimées déjà dans les années 50…
Lire la suite : Sur la vie ecclésiale et la Sainte Trinité - Lettre à Maria 2

Contemplation
par l'Archimandrite Sophrony
(Chapitre 4, de Sa vie est la mienne, Archimandrite Sophrony, Editions Du Cerf, Paris 1981, pp. 47-53)
Quelle est l’essence de la contemplation chrétienne ? Comment apparaît-elle et où mène-t-elle ? Qui ou quoi est contemplé, et de quelle manière ?
Comme on me l’enseigna, la contemplation véritable commence au moment où nous devenons conscients du péché en nous. L’Ancien Testament entendait le péché comme violation des préceptes moraux et religieux de la Loi de Moïse. Le Nouveau Testament transféra le concept de péché à l’homme intérieur.

LES AFFLICTIONS SONT LE SIGNE DE LA FAVEUR DE DIEU
Lettre à David Balfour (XV)[1]
par Saint Archimandrite Sophrony
(Lettre publiée dans le N° 10 de la revue de l'Association, "Buisson Ardent")
Mont Athos, 21 janvier (3 février) 1933
Vénéré Père David, Bénissez !
Frère bien-aimé dans le Seigneur, paix à votre âme dans le Seigneur.
Notre vie est « un flot irrésistible » (Septante, Ps. 123, 4). Ce ne sont pas seulement les débutants, — tels que nous, aspirant seulement à nous engager sur la voie de l’ascèse —, qui sont éprouvés.
Lire la suite : Les afflictions sont le signe de la faveur de Dieu
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Liste des ouvrages de Père Sophrony disponibles en français
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